Sportif mais quand même sédentaire ?

Je commence cette newsletter avec un livre qui fait un peu mal, mais qui traite d’un sujet bien souvent sous estimé :
la sédentarité.
Pas pour culpabiliser. Pas pour dire “il faut faire plus”.
Mais parce que c’est, très concrètement, le socle le plus souvent ignoré chez les sportifs du quotidien.
Une lecture qui remet les idées à l’endroit
En lisant La chaise tue, une idée m’a frappé par sa simplicité :
On peut s’entraîner régulièrement et pourtant rester profondément sédentaire.
Le livre met des mots clairs sur un paradoxe très moderne :
tu fais du sport
parfois plusieurs fois par semaine
mais tu passes 7, 8, parfois 10 heures par jour assis
Le corps, lui, ne fait pas la moyenne.
Il additionne.
Un passage qui résume bien le problème

Ce passage m’a marqué parce qu’il décrit exactement ce que j’observe sur le terrain :
des personnes sérieuses, disciplinées, “qui font ce qu’il faut” mais qui accumulent fatigue diffuse, raideur, douleurs chroniques ou baisse d’énergie.
Pas parce qu’elles en font trop. Mais parce qu’elles restent immobiles trop longtemps entre deux efforts. Parfois sans s’en rendre compte.
Quand on est happé par le travail, qu’on enchaîne les visios, les réunions et qu’arrive la journée, c’est vite arrivé de passer 4h sans même se lever.
Et puis il y a la vraie vie
Sur le papier, on sait tous ce qu’il faudrait faire :
se lever régulièrement
bouger un peu
interrompre les temps assis
Mais dans la réalité :
faire des squats au bureau, c’est vite vu comme bizarre
en réunion, caméra allumée, personne ne se lève
et à la fin de la journée, on oublie
Le problème n’est pas un manque d’information.
C’est un manque de règles simples, applicables, sans friction.
Une règle. Une seule.
Pas une routine parfaite.
Pas un plan ambitieux.
👉 UNE règle claire, que tu choisis et que tu gardes.
Par exemple :
fin de réunion = un mouvement simple
minuteur 30 min ou 1h = un mouvement simple
verre d’eau terminé = se lever pour le remplir
Rien d’impressionnant.
Rien de visible.
Juste assez pour casser la continuité de l’immobilité.
C’est souvent là que se joue une vraie différence sur :
les douleurs “qui traînent”
l’énergie en fin de journée
la sensation d’avoir un corps plus disponible

Par moments, je change simplement ma manière d’être posé.
Pas un exercice. Pas une posture parfaite.
Juste une position un peu plus active.
Et surtout : c’est réaliste.
On n’a pas besoin d’en faire plus. On a surtout besoin d’arrêter de rester immobile trop longtemps.
Si ce sujet te parle, si tu te poses des questions sur ta pratique, ton énergie ou ton quotidien, tu peux simplement répondre à ce mail.
Et si tu préfères échanger dans un cadre plus collectif, tu peux aussi rejoindre la communauté de la Zone d’Équilibre, où je partage et explore ces sujets de manière continue.
À très vite,
Jocelyn
